Stages en 2022

Les places étant limitées n'hésitez pas à vous pré-inscrire, ce qui nous permet par la même occasion de réserver l'hébergement.

Le versement des arrhes ne sera pas encaissé avant le début des stages, et en fonction des mesures sanitaires liées au COVID, il vous sera restitué.

Chaque Atelier, ou stage a une date limite d'inscription. Retrouvez toutes les informations ici !

Adhésion annuelle à l'association :

 Tarif plein : 15€

 Tarif réduit : 8€  (étudiants, RSA)

Obligatoire dès la 1ère séance, et valable 1 an, pour l'ensemble des activités

25-29 avril 2022
Workshop Danse Musique Théatre
Improvisation et processus de création avec Katie Duck

Public concerné: Danseurs, musiciens, chanteurs, acteurs, performeurs professionnels ou amateurs confirmés.

Déroulé et contenu :

Atelier d'improvisation pour les danseurs, musiciens, performeurs et les artistes du mouvement.
Katie Duck pratique le théâtre, la danse et la musique en performance et à travers l’improvisation depuis plus de 40 ans. Dans ses ateliers, elle aborde de manière explicite le rôle que joue l'improvisation dans le spectacle vivant, alliant son expérience dans le domaine des arts de la scène à sa curiosité pour la recherche en neurobiologie, l’expérimentation musicale et la recherche sur le mouvement.

Katie est une des figures majeures de la scène improvisée contemporaine dans le monde entier. Elle a marqué plusieurs générations de danseurs, musiciens, performeurs et chorégraphes par son enseignement unique.

Katie guide les participants avec des exercices physiques qui mettent en jeu la manière dont les perceptions visuelle et auditive affectent la capacité à faire des choix. Elle dirige les performeurs (danseurs, musiciens, comédiens, chanteurs) au cours d’expériences physiques et corporelles afin de mettre au défi leur capacité à créer «un groupe (band)» tout en ayant conscience que l'espace évolue avec les corps impliqués et leurs réassemblage constant. Les musiciens et les interprètes peuvent choisir de changer de rôle dans ces exercices à tout moment.

Au sein de l'atelier est défini un point de vue fictif dans l'espace du studio qui devient une plate-forme permettant de choisir « pause, un flux (flow) ou une sortie (exit). Cet espace défini comment les limites de ces trois choix peuvent déjà servir de cadre à une composition, et que malentendus, coïncidences, temps réel, interactivité, désordre, émotions, intuition et inspiration sont les matériaux de base d'un processus de création.

Ces matières premières sont intégrées et combinées pour que chaque membre du groupe puisse choisir dans l’instant. La capacité des choix est présentée au groupe de travail en tant que réalité de composition, mais également en tant que moyen permettant aux individus de participer au spectacle en train de se faire ou d’en être spectateur impliqué dans le processus.
L’objectif est de focaliser les participants autour d’un processus de composition créative où le temps passe à des vitesses différentes et où l’espace évolue simultanément dans plusieurs dimensions. Cet état éveillé requis favorise la présence des performances individuelles et la conscience de la composition.

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Fiche d'inscription stage Katie Duck

Titre 1

D’origine américaine, Katie Duck pratique le théâtre, la danse et la musique en performance et à travers l’improvisation depuis plus de 40 ans. Ses débuts sont marqués par des productions avec Carlos Traffic et Jango Edwards avant qu’elle ne créée sa propre compagnie « Groupo » en Italie dans les années 80, Elle fonde le collectif musique/danse « Magpie » en 1995 à Amsterdam. Elle collabore avec les musiciens Derek Bailey, Tristan Honsinger, Han Bennik, Andy moore (The EX) et beaucoup d’autres issues des scènes de musiques improvisés et punk.
Pédagogue de renom au sein des universités Dartington, UK, et SNDO (Amsterdam), Katie est une des figures majeures de la scène improvisée contemporaine dans le monde entier. Elle a marqué plusieurs générations de danseurs, musiciens, performeurs et chorégraphes par son enseignement unique.

http://www.katieduck.com/

http://www.summerimpro.com/

http://www.freakatoni.com/

Du 4 au 7 juillet 2022

SENTIERS INTERIEURS

recherche corporelle menée parEphia Gburek

Devenir falaise. Devenir fleuve. Être fouille. Être feuille. Geste végétal. Action immobile. Être fossile. Être lieu. Lieu pour se dissoudre, se confondre avec le paysage.

Le stage s’adresse aux danseurs, comédiens, plasticiens et tous ceux pour qui la poésie du corps touche à leur art. Il est enseigné en français et, si besoin, en anglais.

Par des aller-retours entre notre intériorité et le monde qui nous entoure, nous élaborons une pratique de danse qui relie l'écoute haptique et l’imaginaire. Jeux perceptifs, étirements temporels, corps-poétiques en mouvement nous invitent à délaisser notre corps quotidien. Cherchons un point de contact avec la terre qui nous aide à ressentir : enveloppe de peau, rhizomes nerveux, pulsations cardiaques... frissons d'herbes, expansions brumeuses, effondrements du terrain, empilement de pierres. Notre anatomie épouse le paysage ; en retour le paysage nous lègue ses danses matièrées, son potentiel pour la transformation.

 

Artiste chorégraphique et pédagogue, Ephia Gburek partage ses interrogations corporelles sur la présence et l'écoute, les modes de communication non-verbale, les rapports entre le corps et l'objet, le corps et la matière, le corps et le paysage. Précise et rigoureuse, elle chemine avec le groupe vers une ouverture insoupçonnée de la perception et de l'imaginaire, vers une écriture corporelle par état de présence.

 

DÉMARCHE/

 

Je rentre dans un lieu pour connaître sa perspective. Je demande à ce lieu comment danser en lui…

 

Par des lectures tactiles du paysage, par les multiples façons d’appréhender l'espace, de voir et de recevoir, nous ouvrons des passages entre le quotidien et le rêve, le groupe et l'individu. Rendus aveugles, nous étirons nos terminaisons nerveuses au-delà de l’enveloppe corporelle pour étendre notre perception de l’espace vivant qui nous entoure.

 

A travers la danse (dans le sens plus vaste et moins spectaculaire de terme), nous changeons de perspective comme changer de peau. C'est une opportunité de devenir «autre». Notre corps découvre une nouvelle identité : l’absence d’identité. Une libération naît de la perméabilité des frontières.

 

Je m’immerge, donc je manque de point de vue. Je plonge dans la matière…

 

La glace nerveuse se craquelle, les cristaux de sucre soupirent et se dissolvent dans le thé, la vapeur se condense sur le visage d’une pierre. L'humain redécouvre son rapport avec ses cousins matériels : leurs temporalités extra-ordinaires et leurs existences sauvages, en deçà ou au delà de l'expression. Une confusion délicieuse entre la matière et nos êtres nous guide, nous déboussole, nous invite à oublier nos certitudes. Notre danse sera un acte de métamorphoses.

DÉROULEMENT/

 

Le stage s’adresse aux danseurs, comédiens, plasticiens et tous ceux pour qui la poésie du corps touche à leur art. Il est enseigné en français et, si besoin, en anglais.

 

28 heures, 4 journées de pratique. Les journées seront partagées entre temps de travail en studio et temps d'immersion en extérieur dans les prés et les forêts environnants.

 

Un échauffement intensif en cercle ouvre nos portes et nous relie : au lieu, au groupe, à nos sensations, à la respiration et à la voix. À travers ce rituel d'accordage, nous éveillons la chair et les articulations autant que l'imaginaire. Nous jouons avec l'élasticité du temps et les possibilités de créer une conscience collective. Puis la pratique se poursuit avec des explorations suivant des consignes précises, seul, avec partenaire ou en groupe. Ces expériences dansées sont guidées par un langage poétique qui transforme notre physicalité, par un rapport particulier au toucher, ou bien en explorant notre lien à l'objet ou à l'environnement.

 

Pour plus d’informations et pour lire les commentaires des participants des stages précédents, visitez le site : http://www.djalma.com/workshops.html

 

Divers : Des vêtements de pluie, des chaussures fermées, un pantalon long et des manches longues seront indispensables pour nos immersions dans la nature.

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Fiche d'inscription stage Ephia

Ephia Gburek

 www.djalma.com

 

Bachelor of Arts en danse contemporaine de Columbia University à New York City ‘98, Ephia s’immerge dans le milieu de l’improvisation et les pratiques somatiques avec Nancy Stark Smith, Daniel Lepkoff, et Simone Forti. Ces expériences l’initient à la transmission de la danse par le toucher et révèle le lien profond entre les perceptions corporelles, l’imaginaire, et la qualité du mouvement. Sa curiosité pour la transe l’amène à étudier la danse au Ghana et en Indonésie. Elle recherche l’envoûtement qui permet non pas simplement de danser mais d’être dansé. Elle étudie intensivement le butoh au Japon avec Min Tanaka (Body Weather) et Kazuo Ohno et devient membre de la compagnie d’Anzu Furukawa basée à Berlin. Cette époque marque pour elle une rupture définitive avec la danse séquencée, gestuelle ou virtuose. Désormais elle s’engage dans une écriture chorégraphique par états de présence. La danse devient pour elle une pratique de la métamorphose, exigeant un autre type de technicité : une porosité qui relie intérieur et extérieur.

 

En 2000, elle fonde Djalma Primordial Science avec le musicien expérimental Jeff Gburek ; elle focalise alors sa danse sur l’instabilité, la vulnérabilité du corps et son rapport à l’environnement. Le corps retrouve son état de matière dans la lenteur, dans l’intériorité, et l’infime. Leurs spectacles, à la fois sensibles et dérangeants se produisent aux États-Unis et en Europe entre 2000 et 2007.

 

Depuis 2007, Ephia habite en France où elle collabore avec la Cie La Réserve, Cie Scolopendre et Morbus Théâtre. Comme enseignante elle est accueillie en France, à Bruxelles, à Tallinn, Londres, Berlin, et Copenhague. Depuis 2015  elle  organise « L'Anatomie du Sensible : au croisement de l'art et de la médecine », un temps de réflexion et recherche collective réunissant des professionnels du soin et des artistes. En 2019 elle fait une résidence artistique au Centre Médical de l'Argentière, site de rééducation post-traumatologique. Elle a été fortement marquée par les rencontres des patients sortant de longues périodes de coma et par les interactions dansées, même infimes, qui ont pu avoir lieu. Cette expérience nourrit profondément sa pratique actuelle.

Du 8 au 12 aout 2022

Entrainement au processus créatif

avec Yumi Fujitani

Yumi Fujitani est née à Kobe au Japon en 1962. Elle est issue du butô des années 1980, les «80’s» sont l’âge d’or durant lequel le Butô se développe en Europe quittant progressivement son image de «Danse des ténèbres».
Actuellement, Yumi danse, joue, crée et dirige artistiquement en privilégiant la relation avec les acteurs, sans se limiter uniquement au Butô, elle élargit sa création vers d’autres domaines, tels que le cirque, le clown, le masque, la marionnette, la musique actuelle, la lecture et la création plastique.
Rechercher sa propre énergie et son ressentir, sa réalité, son extrémité, son état d’extase, sa folie et sa naissance.
Prendre conscience de l’atmosphère, devenir l’espace et les matières par l’improvisation. Développer une écoute de soi attentive et faire apparaître une nature profonde qui commence alors à danser, à jouer, à murmurer …

Yumi a inventé un enseignement singulier et des trainings spécifiques et adaptés. Ce processus part de son corps physiologique, d’être enfant, d’être animal, à partir de là, chaque participant se connecte au plus près de son état intérieur du moment, de sa propre énergie, de son propre rythme, et cela, au gré d’un entraînement simple et concret qui mobilise corps, respiration, voix, regard, relation aux autres et à l’espace. Là, le danseur ou l’acteur se libère peu à peu de ses tensions physiques et internes, de ses pensées parasites et de ses jugements égotiques. Il n’est plus dans l’imitation ou dans le convenu, et devient habité par ses propositions de mouvement et de jeu. C’est tout un travail de lâcher-prise, sur l’axe, le regard et l’espace, mais aussi la marche, l’imaginaire, la métamorphose, un travail d’endurance sur les appuis, sur l’énergie de l’état d’épuisement.
Son enseignement cherche à transmettre un savoir du sentir et du laisser venir, un avoir d’une grande profondeur : un avoir de sa propre énergie qui tend vers sa propre forme.
Il s’appuie sur notre âme d’enfant, révèle notre animalité en exprimant les émotions à l’état pur.
Cet entraînement au processus créatif, progressif et accessible à tous, permet d’entrevoir une transformation fondamentale dans la perception de son propre corps et de repartir avec un regard neuf sur ses propres capacités de création.

Titre 1

Titre 1

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Fiche d'inscription Yumi

Fiche d'inscription

19-20-21 février 2022

SE FONDRE DANS LA MATIÈRE

corps / objet / imaginaire

recherche corporelle avec Ephia Gburek

accompagnée de Vincent Valente à l'accordéon

Par des aller-retours entre notre intériorité et le monde qui nous entoure, nous élaborons une pratique de danse qui relie l'écoute haptique et l’imaginaire. Jeux perceptifs, dilatation du temps, corps-poétiques en mouvement nous invitent à délaisser notre corps quotidien.

 

Étirer nos terminaisons nerveuses au-delà de l’enveloppe corporelle pour dissoudre les frontières. Tenter de ressentir à travers le corps de l’autre et entrer dans son expérience : un acte primaire d’écoute et d’empathie. Changer de perspective comme changer de peau. Perdre ses repères personnels puis humains. Se confondre puis se fondre dans la matière (fumée, avalanche, vrombissement de machine). Et cette confusion délicieuse entre la matière et nos êtres, nous guide, nous déboussole, nous invite à oublier nos certitudes. Notre danse sera un acte de métamorphoses.

 

Artiste chorégraphique et pédagogue, Ephia Gburek partage ses interrogations corporelles sur la présence et l'écoute, les modes de communication non-verbale, les rapports entre le corps et l'objet, le corps et la matière, le corps et le paysage. Précise et rigoureuse, elle chemine avec le groupe vers une ouverture insoupçonnée de la perception et de l'imaginaire, vers une écriture corporelle par état de présence.

 

Un échauffement intensif en cercle ouvre nos portes et nous relie : au lieu, au groupe, à nos sensations, à la respiration et à la voix. A travers ce rituel d'accordage, nous éveillons la chair et les articulations autant que l'imaginaire. Nous jouons avec l'élasticité du temps et les possibilités de créer une conscience collective. Puis la pratique se poursuit avec des explorations suivant des consignes précises, seul, avec partenaire ou en groupe. Ces expériences dansées sont guidées par un langage poétique qui transforme notre physicalité, par un rapport particulier au toucher, ou bien en explorant notre lien à l'objet ou à l'environnement.

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Vincent Valente

Accordéoniste de traverse, il suit un chemin original qui le mène des arts visuels aux arts vivants, avec une prédilection pour  les musiques traditionnelles et improvisées ainsi que les petites formes. Après une formation en musique traditionnelle au conservatoire de Rennes, il forme le trio Roxina avec Morgane Le Cuff (harpe, chant, percussions) et Thibaut Carrer (clarinettes), autour des musiques asturiennes. Ensemble, ils montent le spectacle "Casares", contes musicaux en caravane, autour de ce même répertoire. Sa rencontre avec le chanteur Paul Salaün débouche sur un autre trio, Menn Gleuz, qui explore cette fois la richesse du patrimoine chanté du Léon, en Basse Bretagne (Pays Pagan). Passionné de cinéma, il créé en 2016 le projet itinérant des "P'tits ciné-concerts" mêlant compositions musicales et images en mouvements avec deux autres musiciens (Joris Prigent au clavier et Thibaut Carrer aux clarinettes). Ses compositions récentes questionnent, souvent en trio, improvisation et recherche sonore acoustique. La participation aux workshops de Laina Fischbeck lui offre aussi l'occasion de travailler le rapport entre danse contemporaine et improvisation musicale.

Ephia Gburek

 

Bachelor of Arts en danse contemporaine de Columbia University à New York City ‘98, Ephia s’immerge dans le milieu de l’improvisation et les pratiques somatiques avec Nancy Stark Smith, Daniel Lepkoff, et Simone Forti. Ces expériences l’initient à la transmission de la danse par le toucher et révèle le lien profond entre les perceptions corporelles, l’imaginaire, et la qualité du mouvement. Sa curiosité pour la transe l’amène à étudier la danse au Ghana et en Indonésie. Elle recherche l’envoûtement qui permet non pas simplement de danser mais d’être dansé. Elle étudie intensivement le butoh au Japon avec Min Tanaka (Body Weather) et Kazuo Ohno et devient membre de la compagnie d’Anzu Furukawa basée à Berlin. Cette époque marque pour elle une rupture définitive avec la danse séquencée, gestuelle ou virtuose. Désormais elle s’engage dans une écriture chorégraphique par états de présence. La danse devient pour elle une pratique de la métamorphose, exigeant un autre type de technicité : une porosité qui relie intérieur et extérieur.

 

En 2000, elle fonde la compagnie Djalma Primordial Science avec le musicien expérimental Jeff Gburek ; elle focalise alors sa danse sur l’instabilité, la vulnérabilité du corps et son rapport à l’environnement. Le corps retrouve son état de matière dans la lenteur, dans l’intériorité, et l’infime. Leurs spectacles, à la fois sensibles et dérangeants se produisent aux États-Unis et en Europe entre 2000 et 2007.

 

Depuis 2007, Ephia habite en France où elle collabore avec la Cie La Réserve, Cie Scolopendre et Morbus Théâtre. Comme enseignante elle est accueillie en France, à Bruxelles, à Tallinn, Londres, Berlin, et Copenhague. Depuis 2015  elle  organise « L'Anatomie du Sensible : au croisement de l'art et de la médecine », un temps de réflexion et recherche collective réunissant des professionnels du soin et des artistes. En 2019 elle fait une résidence artistique au Centre Médical de L'Argentière, site de rééducation post-traumatologique. Elle a été fortement marquée par les rencontres des patients sortant de longues périodes de coma et par les interactions dansées, même infimes, qui ont pu avoir lieu. Cette expérience nourrit profondément sa pratique actuelle.

 

www.djalma.com

FF

En-tête 1

8-9 janvier 2022

En-tête 1

SE FONDRE DANS LA MATIÈRE

corps / objet / imaginaire

recherche corporelle avec Ephia Gburek

accompagnée de Benoït Cancoin à la contrebasse

Par des aller-retours entre notre intériorité et le monde qui nous entoure, nous élaborons une pratique de danse qui relie l'écoute haptique et l’imaginaire. Jeux perceptifs, dilatation du temps, corps-poétiques en mouvement nous invitent à délaisser notre corps quotidien.

 

Étirer nos terminaisons nerveuses au-delà de l’enveloppe corporelle pour dissoudre les frontières. Tenter de ressentir à travers le corps de l’autre et entrer dans son expérience : un acte primaire d’écoute et d’empathie. Changer de perspective comme changer de peau. Perdre ses repères personnels puis humains. Se confondre puis se fondre dans la matière (fumée, avalanche, vrombissement de machine). Et cette confusion délicieuse entre la matière et nos êtres, nous guide, nous déboussole, nous invite à oublier nos certitudes. Notre danse sera un acte de métamorphoses.

 

Artiste chorégraphique et pédagogue, Ephia Gburek partage ses interrogations corporelles sur la présence et l'écoute, les modes de communication non-verbale, les rapports entre le corps et l'objet, le corps et la matière, le corps et le paysage. Précise et rigoureuse, elle chemine avec le groupe vers une ouverture insoupçonnée de la perception et de l'imaginaire, vers une écriture corporelle par état de présence.

 

Un échauffement intensif en cercle ouvre nos portes et nous relie : au lieu, au groupe, à nos sensations, à la respiration et à la voix. A travers ce rituel d'accordage, nous éveillons la chair et les articulations autant que l'imaginaire. Nous jouons avec l'élasticité du temps et les possibilités de créer une conscience collective. Puis la pratique se poursuit avec des explorations suivant des consignes précises, seul, avec partenaire ou en groupe. Ces expériences dansées sont guidées par un langage poétique qui transforme notre physicalité, par un rapport particulier au toucher, ou bien en explorant notre lien à l'objet ou à l'environnement.

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Benoît Cancoin

 

Après des études classiques, la pratique de la musique contemporaine et une grande fréquentation des scènes jazz, Benoît allie son goût de l’improvisation et des sons contemporains dans une recherche personnelle sur « la matière sonore ». Parallèlement aux concerts de musique improvisée qui l’amènent à jouer dans toute l’Europe, il développe sa pratique sonore au contact des autres langages artistiques: la danse, l'écriture, les arts plastiques. La création pluridisciplinaire avec des personnes en situation de handicap nourrit de longue date sa démarche artistique. Basée sur l'écoute de l’environnement et la reconnaissance de chaque présence, l’improvisation lui permet d’aller à la rencontre de toutes les personnes qui souhaitent entrer, par l’art, en résonance au monde.

 

 

http://benoit.cancoin.free.fr/

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25-29 juillet 2021

Le Corps InVisible
paramètres innovants pour la danse  

avec Anna Pietsch

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Ce travail met l’accent sur la COMPOSITION CHORÉGRAPHIQUE d’un point de vue INNOVANT :

comprendre & intégrer l’anatomie & le support du système nerveux comme éléments symboliques & tangibles, au service de l’imaginaire & de la forme expressive.

Le propos consiste à fonder & conforter nos techniques de création à partir d’un sens hautement élevé de PRÉSENCE.

L’ÉCOUTE du performeur/de la performeuse est l’un des sujets les plus exigeants : il demande un investissement important d’énergie & de concentration.

C’est à partir du cœur de son travail que le danseur/la danseuse est tenu/e de reconnaître,conjuguer, engager, créditer, employer, synthétiser… un nombre significatif d’informations physiologiques, mentales & émotionnelles.

À cet endroit de l’intelligence le corps n’est pas visible : il s’y manifeste pourtant un sens crédible de créativité, d’authenticité, d’efficacité.

L’ALIGNEMENT de nos techniques avec nos perceptions & notre ressenti, la MAÎTRISE avec laquelle nous articulons ces paramètres avec les contextes & les conditions externes de nos performances, déterminent notre niveau d’inspiration, bâtit notre confiance sur des terrains réellement fiables, nous habilite à développer & à nourrir nos actes à l’infini.

 

Pour plus d’informations, tu peux envoyer un courriel à ap.seuils@free.fr

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Titre 1Anna Pietsch

Anna Pietsch est danseuse, chorégraphe, pédagogue & poète basée dans le sud-ouest de la France (Tarn).

Elle compose & performe des pièces chorégraphiques fondés sur la technique de l’art instantané.

Son investigation de l’intime, de l’imaginaire & de l’intelligence du corps, met sa présence en synergie directe avec l’écriture de l’espace, du rythme, de la forme, de l’objet, de la lumière.

Pour donner une évolution constante à son œuvre, Anna investit son potentiel artistique & poétique dans une articulation lisible entre fond & forme : au bénéfice d’un langage inédit à partir du moteur invisible du corps dansant.

Sa maîtrise de la composition, du phrasé & du rythme ; son sens musical & de dramaturgie, ainsi que sa précision gestuelle finement élaborée, caractérisent sa dance par une force singulière : la chorégraphie, dotée à la fois d’une puissance d’expression & d’une délicatesse calligraphique, crée instantanément le terrain d’une expérience sensible que le public est invité à rejoindre.

Outre les chorégraphies pour ensemble, Anna poursuit une ligne de créations en solo dont : Urban Squaw (2015), Thorgrydd (2019), Storm (2020).

Le travail d’Anna résonne d’une forte attirance pour les figures archétypiques issues de mythes & légendes ainsi que de la littérature dramatique.

Ses pièces s’inscrivent toujours dans une symbiose clairement inspirée de l’espace qu’elles occupent : théâtre, chapelle, galerie, site urbain, paysage naturel.

Fondé sur le principe neurologique de la proprioception, la pédagogie d’Anna combine des aspects physiologiques & artistiques au sein d’une pratique permettant d’ancrer l’acte créatif dans l’inhérente grammaire du corps.

Les participant/es sont encouragé/es à engager, à créditer & à synthétiser imagination & mobilité afin de recevoir, déployer & mettre en forme la matière chorégraphique délivrée par le corps en motion.

Par le biais de l’écoute sensorielle s’ouvre une perspective à partir de laquelle le mouvement se révèle : aussitôt manifeste, l’acte initial donne le départ pour une écriture chorégraphique immédiate, dans la (physio-)logique cohérente du phrasé en cours.

 

Parmi les sujets couramment abordés lors des WorkShops & MasterClasses :

  • les notions de gravité, espace, structure, volume, niveau, articulation, é/motion, timing, extension, flux, son, parole, phrasé, langage, …

  • la fonction anatomique & valeur symbolique liées à la colonne vertébrale, l’axe, les hanches, la peau, les os, la voix, le cœur, la respiration, le torse, les extrémités…

 

Invitée par des institutions nationales & locales, publiques & privées, Anna propose des sessions au sein de compagnies, écoles & centres d’art, associations ou sur demande individuelle.

Anna accompagne régulièrement des projets artistiques collectifs & individuels d’autres personnes.

Elle intervient en résidence auprès de/des intéressé/es sous forme d’assistance, d’entrainement ou de supervision, afin de faciliter le processus de création depuis son concept jusqu’à sa réalisation.

Anna offre également un coaching par l’intermédiaire de séances individuelles en ligne : un soutien sur mesure en relation avec une situation professionnelle ou personnelle spécifique.

En tant qu’artiste chorégraphique & vocal Anna rejoint la Compagnie Barre Phillips en 2009 & intègre le Collectif EMIR en 2015 pour créer l’opéra La vie est songe dont le CD paraît en 2017 sous le label Nato.

Pièces pour danse & musique avec Barre Phillips, Julyen Hamilton, Kirstie Simpson, Michel Doneda, Bertrand Gauguet, Martine Altenburger, Emmanuelle Pépin, Lionel Garcin, Jean-Léon Pallandre, Dominique Rousseau, Éva Hahn, Claire Newland, Christine Mas

20-24 avril 2021

PMD - Présence - Mobilité - Danse

 

Le corps complice

Stage accessible à tous animé par Valérie Lamielle.

 

Apprivoiser l’effort, accorder l’instrument, rendre le corps disponible et complice pour répondre à l’élan dans un espace appréhendé avec lucidité.

La nage et le vol comme source d'inspiration technique, la PMD est issue d’une recherche en milieu aquatique élaborée par le danseur et chorégraphe Hervé Diasnas. Elle développe la conscience corporelle et spatiale et rend au corps sa fluidité, sa souplesse et sa mobilité pour une danse puissante, délicate, subtile et véloce.

La PMD aborde le mouvement de manière douce et dynamique en respectant l'anatomie et le déploiement naturel du geste. Nous aborderons des exercices permettant de développer l’écoute, l’agilité, la densité du mouvement ainsi que la présence à soi même, à l’espace et à l’autre.

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Valérie Lamielle : danseuse, chorégraphe, musicienne, formatrice certifiée PMD

Après une formation de technique classique et contemporaine, Valérie Lamielle rencontre Hervé Diasnas qui la forme à la PMD Présence Mobilité Danse. Depuis lors, elle collabore avec lui  tour à tour en tant qu’interprète, assistante et coauteure ( 22 créations) et enseigne la PMD depuis 1995 en France et à l’étranger. Elle fonde la cie Nuit & Jour et signe depuis 2000 la plupart des paysages sonores et les vidéos de ses spectacles (26 créations).En parallèle, elle poursuit sa carrière d’interprète avec la cie d’urgence 2 (Théâtre) la cie Schweizlasser, la DLC cie, Crescendo, Les Clandestins - Odile Azagury, le Centre Chorégraphique National de Tours - Thomas Lebrun (danse), la cie du 13e quai, la cie Porte 27 (cirque).

5-9 juillet 2021

Body-Mind Centering et Danse

Avec Jean Marc Piquemal

Dans un aller - retour entre intériorité et expression, relation à soi et à l’environnement, nous goûterons à ce dialogue entre la profondeur de nos tissus et la nature qui nous entoure.

Dans un cadre naturel exceptionnel et avec les outils du Body-Mind Centering® , les stagiaires seront conduits dans une exploration personnelle mise en jeu au sein du groupe.

La nature sera le partenaire privilégié pour sentir la matière de notre corps, ses tissus, ses organes, ses systèmes.

Il s’agit d’explorer le lien profond qui nous ancre à la Terre ainsi que la filiation végétale et animale.

Les thèmes développés :

La dynamique liquide du corps.

La présence des organes.

L’axe endocrinien.

Le développement.

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Jean Marc Piquemal

Jean-Marc Piquemal est praticien en Body-Mind Centering®

membre de BMCA, danseur - chorégraphe et notateur Laban.

Il enseigne la danse et le BMC® au conservatoire de Pantin et de Bagnolet et organise des stages.

® Body-Mind Centering et BMC sont des marques déposées de Bonnie Bainbridge Cohen utilisées avec permission